Navigateur.info

Destination

Navigation

 

Le mal de mer (variante du mal des transports) se manifeste par une sensation de malaise avec sueurs, pâleur, hyper-salivation, nausées, vomissements, vertiges, faiblesse.

La légende dit que quand on a le mal de mer on est malade comme un chien. Tellement malade que l'on pense que l'on va en mourir. L'inconfort grandissant, on devient certain d'en mourir. Puis on finit par espérer en mourir tellement le mal être est insupportable.

En général il faut deux à trois jours pour "s'amariner". C'est-à-dire pour s'habituer aux mouvements du bateau. De retour à terre certains ont le mal de terre. Il s'agit d'une sensation qui fait croire que tout bouge. Certains disent qu'ils ont l'impression de planer ou d'être dans du coton.

Les causes

Le cerveau reçoit des informations venant :

  • des 3 canaux semi-circulaires situés dans le vestibule de l'oreille interne. Ce sont des sortes de niveau à bulle qui donnent la position de la tête et donc indirectement du corps.
  • des yeux qui donnent des repères géométriques externes (verticale, horizontale)
  • des ligaments participant à notre maintien (pied, cheville, genoux, nuque)

Le cerveau (et plus précisément le cervelet ) est perturbé quand ces trois indicateurs ne sont pas en accord. Par exemple quand on est dans une cabine d'un bateau et que le corps est au repos mais qu'il faut faire des efforts pour se tenir debout. L'oreille interne détecte les mouvements que les yeux de voient pas. De même, quand on lit en voiture l'oreille interne détecte les mouvements dus aux virages mais les yeux (qui ne voient que le livre) ne confirment pas l'existence des virages. Le conducteur d'une voiture, le pilote d'un avion, le barreur d'un voilier ne sont jamais malade car ce qu'ils voient est en accord avec ce qu'ils récentes et ce qu'ils font.

Prévention

Restez actif dans un environnement où vous voyez largement l'horizon : Au grand air sur le pont, dans une piece vitrée (pas juste avec un hublot). 

Les 4F : Faim - Froid - Fatigue - Frousse.
Ces 4 éléments sont bien connu des marins comme étant des facteurs aggravant du mal de mer (mais pas déclenchant). N'attendez pas que l'un des 4 F se fasse ressentir.

  • Bien dormir (N'oubliez pas la sieste)
  • Repas réguliers avec des aliments solides (sans alcool ni café ni boissons gazeuses).
  • Toujours avoir une tenu vestimentaire adéquate (ni froid ni trop chaud).
  • Pour la frousse, éviter de rester seul et éviter ceux qui ont déja le mal de mer.

Chez certaines personnes le mal de mer peut être amplifié par des odeurs : Parfums ou eau de toilette, odeur de friture, odeur d'essence ...

Traitements préventifs (parlez-en avec votre medecin) :

  • Famille des antihistaminique : Mercalm, Nautamine. Mais aussi Stugeron (à base de Cinnarizine) dispo partout en Europe sauf en France.
  • Scopoderm TTS 1mg (à base de scopolamine), sous forme de patch à mettre derrière l'oreille.

Les inconvénients de ces médicaments sont une trés longue liste d'effets secondaires, de nombreuses contre indications et pas mal d'incompatibilités. L'effet secondaire le plus immediat est la somnolence.

Remèdes

Si le mal de mer se déclenche il faut soit sortir pour reprendre des repères, soit s'allonger là où le bateau bouge le moins c'est à dire le plus prés possible de son centre de gravité, donc ni sur les cotés, ni à l'avant, ni à l'arrière, ni en hauteur.
Attention : La pire des solutions est de regarder la mer par un hublot. L'image mobile de la mer encadrée par l'image fixe de la cabine amplifie le mal de mer.

Traitements symptomatiques (parlez-en avec votre medecin) :

  • Famille des antiémétique (contre le vomissement) : Péridys, Primpéran.
  • Association de plusieurs substances homéopathique :
    • Homeogene 21: cocculus, nux vomica, tabacum.
    • Nausetum : cocculus indicus, nux vomica, tabacum.
    • Cocculine : cocculus, nux vomica, tabacum, petroleum.
    • Tabacum: cocculus indicus, tabacum, petroleum, ignatia amara, arnica montana, belladonna, ipéca, coca.
    • Dolitravel : cocculus indicus, tabacum, petroleum, ignatia amara, conium maculatum calcarea carbonica ostrearum.

Une derniére solution : S'allonger à l'ombre d'un arbre !